Je n'aurais jamais cru en venir là, mais je suis bien parti pour laisser tomber Linux. Entendons-nous : je veux dire ne plus booter une installation Linux sur mon disque dur. Bien entendu je ne vais pas abandonner *n*x pour ramer avec la souris dans Windows !

Comme je dois utiliser des programmes Windows incontournables pour mon boulot, j’ai pris l’habitude de travailler dans Cygwin, qui m’apporte certains gains de productivité propre aux programmes *n*x et l'accès à mes projets web et développement tout en me permettant de préparer la prochaine marmite sans avoir à débooter/ rebooter au débotté. Cela m’a fait gagner énormément de temps, mais il faut toujours subir les petites saletés de Windows qui monopolise sans arrêt le disque dur on ne sait trop pourquoi.

Une autre solution est la clé USB avec Live persistant, qui présente beaucoup d'avantages : quasiment plus de bruit de disque dur, moins de consommation électrique (je suis souvent sur la route, et toujours tributaire du Soleil), possibilité d'avoir un système personnalisé qui fonctionne sur tout ordinateur (bon maintenant avec UEFI qui remplace le BIOS il faut bidouiller, en plus il y a l’incompatibilité 32/64 bits mais si on est motivé c'est faisable). Je n’ai pas encore essayé l’installation à proprement parler sur une clé USB, mais là on perd la possibilité de booter sur n’importe quel ordi. Ubuntu 14.04 LTS Live est très rapide et j’en suis nettement plus satisfait que la Debian 7/8 que j’utilisais encore récemment.

Comme troisième solution,  j’ai encore à essayer BSD. Je suis en effet un peu déçu des choix opérés par les distributions principales de Linux. J'ai appris que non seulement Fedora, mais aussi Debian et Ubuntu étaient en fait très dépendantes de Red Hat et de son duo de développeurs boulimiques (<i>systemd</i> en particulier).

On a tant chanté le logiciel libre et open source : aujourd’hui on a les guerres d’influence, les querelles de clocher, l’arrogance des développeurs, les diktats du  marketing, et les boîtes qui rachètent les logiciels...

Si seulement Linus Torvalds voulait mettre un point final à la décomposition de Linux et prendre la tête d’une distribution unique du type rolling release, seule à avoir son approbation, stable et versatile !