Ce matin, un lapin un chien ramène sa truffe alors que je traversais un pied une villarolle (pour ceux qui l’ignoreraient, une villarole c’est un de ces innombrables mal-lotissements qui outragent nos campagnes comme de la petite vérole sans jamais satisfaire les rêves médiocres qu’ils ont inspiré). 

« N’ayez pas peur, il est gentil ! » s’exclame, guilleret, le promène-chien.

« Ouais, ils sont tous gentils... » je lui dis. Et j’enfonce le clou : « Même ceux qui mordent, c’est toujours la première fois. Ou alors c’est qu’on les a provoqués. Par exemple un gosse qui crie en jouant. C’est pas possible ça de laisser les gosses crier en jouant ! Déjà qu’ils vous dérangent à venir jouer sur les pelouses municipales qui devraient être strictement réservées aux petits besoins de vos chiens. En tous cas merci pour l’info, je note : il est gentil votre chien ! »

Devant tant d’incompréhension et de mauvaise foi de ma part, le promène-chien n’a plus rien dit...