Les délires de l’administration, on connaît, et là c’est mignon puisque ça fait plaisir à ces grands enfants de pompiers. Seulement ces pistes, hors leur coût considérable pour la collectivité, sont une véritable catastrophe pour le paysage et la nature. Je cite en vrac : 

  • création d’appels d’air avivant les flammes lors des départs de feu ;
  • invitation à pénétrer en forêt aux adeptes des « sports » motorisés qui perturbent la sérénité des lieux, saccagent le terrain et effraient les animaux ;
  • enlaidissement considérable du paysage, tout particulièrement en zones vallonnées ;
  • sacrifice de millions d’arbres au niveau national ;
  • risques énormes pour les pompiers de se trouver piégés en cas d’incendie ;
  • contribution à l’effet de serre des engins de travaux publics, de la circulation des pompiers et de celle des badauds motorisés ;

Faisant suite à la paranoïa de l’été 2003 et décidées au niveau de communes rurales où les compétences et la sensibilité écologiques font pâle figure face aux intérêts particuliers et au clientélisme, ces pistes, dont la qualification DFCI constitue un passe-droit à tous les contrôles, sont un comédon dans la politique environnementale de la France. 

La présence d’un système de surveillance du territoire associé à des avions et hélicoptères bombardiers d’eau rend totalement inutile cette politique de pistes à tout crin, mais ça ne fait rien, le pli est pris, beaucoup y trouvent leur compte, alors on continue : c’est toujours comme ça avec l’administration, surtout en France. De toutes façons, en l’absence de démocratie, les élus (vous savez, ceux que vous avez dans un moment d’euphorie trouvés moins pires que ceux d’en face) font à peu près ce qu’ils veulent, les plus malins surfant sur la vague des idées reçues et des bons sentiments pour soigner leurs intérêts. 

Maintenant si vous vous méfiez des opinions et qu’il vous faut des exemples, allez donc faire un tour en Italie. Jouxtant la Côte d’Azur, la Riviera des Fleurs et l’arrière-pays ligure du Ponant, par exemple, nous montrent que nos voisins ont su jusqu’ici préserver des écosystèmes sauvages sans lâcher les bulldozers à tort et à travers. 

J’ai commencé à mettre en ligne quelques photos de ces horreurs, mais ce n’est qu’une toute petite partie des outrages que j’ai pu voir, car souvent je n’avais pas le réflexe de prendre de photo tellement j’étais consterné.

Pour finir, aller donc signer cette pétition contre un projet de piste DFCI qui cumule admirablement toutes les tares habituelles du genre, et qui en plus est orienté au nord, bien abrité du vent, c’est-à-dire sans le moindre risque d’incendie !

Va comprendre ;-)